Fait nouveau dans le paysage éducatif français, de nouvelles
pratiques, dites " philosophiques ", se développent à
l'école primaire, en collège (SEGPA), en lycée professionnel
notamment. Ces pratiques s'inscrivent dans un renouveau de l'intérêt
de la philosophie dans ce pays (ouvrages philosophiques à grand tirage,
développement des " cafés-philo " etc.).
QUESTIONS DE LA PHILOSOPHIE A CES PRATIQUES
Ces pratiques se désignent ou étant désignées comme
" philosophiques ", il est légitime que la philosophie, en
tant que discipline culturelle ou matière enseignée, par l'intermédiaire
de ses professionnels de la recherche et de l'enseignement, interroge la pertinence
du qualificatif.
La question pourrait être tranchée assez vite lorsque ce sont des
professeurs de philosophie qui portent de telles pratiques : c'est le cas de
l'expérimentation dans certaines académies (Nantes depuis 1998,
Montpellier depuis 1999, Reims depuis 2000
) de la philosophie dans les
baccalauréats professionnels de certains lycées professionnels
par des professeurs de philosophie volontaires. C'est le cas de même pour
ceux, volontaires aussi, qui interviennent dans des classes de SEGPA de collège,
à l'initiative de la Fondation 93. On constatera enfin que nombre d'expériences
de l'école primaire sont lancées par des professeurs d'école
eux-mêmes titulaires d'une licence voire d'une maîtrise de philosophie,
manière de prolonger le lien avec leur discipline d'étude. On
peut penser que la professionnalité de leur formation ou de leur statut
assure la garantie du caractère " philosophique " des pratiques
concernées.
Mais qu'en est-il de la " philosophicité " de pratiques "
philosophiques " d'instituteurs sans formation philosophique supérieure
? A fortiori quand l'instituteur intervient très peu, voire pas du tout,
dans la discussion entre pairs, comme dans le protocole Lévine-Sénore-Pautard
!
Ce n'est pas seulement par ailleurs la formation des enseignants qui est en
cause. Mais l'âge et les particularités de certains élèves.
La tradition philosophique a soulevé dès l'origine " la question
de l'âge du philosopher ", comme condition de possibilité
de l'exercice de la raison. Platon pense que l'on ne peut philosopher qu'à
un âge mûr (quarante ans, celui de la vieillesse à l'époque).
" Nous avons été enfants avant que d'être homme ",
dit Descartes, qui pense avec Kant que la raison est rupture avec l'enfance
de l'humanité, celle des préjugés, qu'il faut re-dresser.
" La chouette de Minerve se lève tard à la tombée
de la nuit " poursuit Hegel
Comment une discipline aussi abstraite pourrait-elle être maîtrisée
par des enfants balbutiant un langage approximatif sans la précision
duquel il ne peut y avoir aucune conceptualisation ; privés du sous-bassement
des opérations logico-formelles (Piaget), sans lesquelles il ne peut
y avoir de raisonnement cohérent ; engoncés dans le concret de
leur vécu, piégés par l'affectif et les opinions socio-culturelles
de leur milieu ? Peut-on réfléchir sérieusement sans un
minimum de maturité psychique, sans une culture générale
de base, et sans s'appuyer sur la tradition réflexive de l'histoire de
la philosophie ?
Et si l'on en juge par les orientations prises (des discussions avec et entre
les enfants), comment oser appeler philosophie des pratiques purement orales,
sans la distanciation, la précision et la cohésion de l'écrit,
et des échanges entre pairs d'opinions-préjugés dans la
classe, devenue le dernier " café du commerce " ?
Comment un adolescent de collège pourrait-il vraiment philosopher, et
cheminer dans une recherche maîtrisée par sa raison, à l'âge
où, en crise identitaire, il cherche à s'affirmer dans l'opposition
socio-affective, et à s'accrocher à quelques certitudes pour contenir
son moi craquelé ? Et est-ce bien sérieux de proposer une ascèse
intellectuelle en SEGPA ou lycée professionnel, à des élèves
en difficulté, voire en échec scolaire sur le plan langagier,
conceptuel et culturel, et en révolte contre l'école ?
Il ne suffit pas de parler pour penser : on peut s'en tenir à du narratif
(cf. le " Quoi de neuf ? " de Freinet). Ni même de débattre
: on peut échanger démocratiquement des préjugés
avec un bon régulateur de la parole (débat " doxologique
"). Ni même d'un débat argumenté : on peut chercher
à convaincre au sens de vaincre (le débat éristique selon
Aristote), lutter contre un adversaire pour triompher, et non chercher avec
lui la vérité (débat heuristique). On peut développer
des capacités argumentatives avec du pour et du contre sans aucune culture
du questionnement
et on fabrique des vendeurs, des publicitaires, des
propagandistes ! Or une thèse est une réponse à une question
qui est un problème parce qu'il y a des enjeux. L'argumentation sans
problématisation est une sophistique.
Bref, introduire la philosophie à l'école primaire, au collège,
et pour des élèves en échec scolaire serait forcément
en rabattre sur les exigences intellectuelles indispensables à la rigueur
d'un apprentissage philosophique digne de ce nom.
Voilà des objections fortes adressées par l'institution philosophique
à ces nouvelles pratiques, et que l'on ne saurait, sans légèreté
coupable pour la pensée, passer sous la trappe. Elles ne sont pas nouvelles.
Elles ont alimenté le débat entre philosophes eux-mêmes
: Calliclès discutant avec Socrate, Montaigne dans le chap. XXVI de ses
essais, Nietzsche sont favorables à un apprentissage précoce de
la réflexion. Le GREPH 1
, créé par J. Derrida, proposait il y a plus de vingt ans de commencer
la philosophie en sixième, mais l'Inspection générale de
philosophie et l'Association des professeurs de philosophie de l'enseignement
public ont toujours jusqu'ici refusé de l'étendre en première
Ces questions alimentent encore les polémiques actuelles sur l'enseignement
philosophique 2.
Leur pointe vive doit être l'aiguillon d'une vigie réflexive pour
tous ceux qui osent le philosopher en amont de la terminale, et hanter l'horizon
des dérives qui menacent en permanence toute innovation. On ne peut se
contenter d'être encouragé par d'autres philosophes et d'autres
professeurs de philosophie, favorables à ces pratiques, dès lors
qu'on veut assumer en connaissance de cause le caractère " philosophique
" de sa pratique.
QUESTIONS DE CES PRATIQUES A LA PHILOSOPHIE
Si les positions des philosophes et des professeurs de philosophie divergent
sur l'âge du philosopher, c'est parce qu'elles reposent sur des conceptions
différentes de la philosophie, du philosopher, de l'enseignement philosophique
et de l'apprentissage du philosopher. Ces nouvelles pratiques peuvent alors
contribuer à alimenter le débat.
L'expérimentation de philosophie en baccalauréat professionnel
s'est faite suite à la demande des élèves dans la consultation
Meirieu sur les lycées. L'Inspection générale, dans son
rapport d'étape (juillet 2000) constate que compte-tenu des difficultés
de ces élèves, " l'oral offre une meilleure prise à
l'exercice philosophique " (p.8) et que " les élèves
manifestent une forte capacité de parole et de débat " (p.5).
Voilà qui interroge le modèle canonique de l'enseignement philosophique
français, où l'on apprend à philosopher par le cours
du professeur, l'écriture (de dissertation), et la lecture
(de grandes uvres). Elle ouvre la piste selon laquelle on peut apprendre
à philosopher à l'oral et par le débat. C'est
à la didactique, en relation étroite avec les praticiens de terrain,
de préciser alors les conditions de cette possibilité.
De même, d'une analyse des interventions de philosophes dans le cadre
de l'opération " carré de culture, carré de nature
" de la Fondation 93, G. Pêrez, professeur de philosophie, dans un
rapport INRP 99-2000, précise que " la philosophie ne peut avoir
une chance de trouver son public et ses acteurs en SEGPA que si elle trouve
un mode singulier d'affirmation
A la relation verticale traditionnelle
(
), ces séances substituent une relation plus complexe entre enseignants
et apprenants qui vise à l'instauration d'une pensée euristique
commune
Le modèle le plus efficace, selon nous, associe l'ensemble
des intervenants dans une communauté de recherche du vrai, qui
s'appuie sur de véritables débats socratiques où,
grâce à un système de questions progressives, un groupe
d'élèves parvient à définir l'essence d'une notion
ou les termes et les enjeux d'une problématique ". J.C. Pettier
a tenté d'opérationnaliser, en didacticien, de telles séances
participatives dans sa thèse 3.
Beaucoup plus que de positions doctrinales décrétant à
priori l'impossibilité pour un enfant ou un adolescent de philosopher,
la recherche pédagogique part plutôt des difficultés
réelles rencontrées, tant du côté des enfants que
des maîtres, pour apprendre à philosopher à cet âge.
Et c'est face à autant de défis que sont expérimentées
pragmatiquement, puis à partir de là formalisées
et théorisées, des pistes de dépassement de certains obstacles.
Au fond, il s'agit d'explorer la " zone proximale de développement
" (du philosopher), dont parle Vigotsky.
Que rencontre-t-on alors ? Les questions des enfants. Des questions diverses,
manifestant la curiosité du nouveau venu devant le monde. Dont certaines
sont massives, princeps, radicales, au point que Grothuisen définit la
métaphysique comme " la réponse aux questions des enfants
".
- Pourquoi la lune, c'est pas le soleil ?
- Pourquoi des parents ils connaissent Dieu et d'autres pas ?
- Pourquoi on mange les animaux et pas les hommes ?
- A quoi ça sert d'aimer ?
- Est-ce qu'il faut tous être copains ?
- Est-ce que le monde il existe quand je ferme les yeux ?
Et ces questions embarrassent les parents et les maîtres, non pas parce
que ce sont des enfants, ou pas seulement, mais parce que ce sont des questions
qui les renvoient à leurs incertitudes. Ici c'est l'enfant qui donne
à penser à l'adulte, par cet " étonnement "
dont parle Aristote, qui est l'origine même de la philosophie. L'enfant
en tant qu'homme, même petit, et peut être même parce qu'il
est petit, et dès qu'il est petit, est porteur d'un questionnement existentiel.
Si philosopher c'est d'abord interroger le sens de son rapport au monde, à
autrui, à soi-même, comment ne pas considérer le questionnement
de l'enfant comme une posture philosophique ? Ce questionnement est sincère,
habité, sans attitude de " distinction ", sans apprêt
rhétorique, sans jeu de l'esprit, porté par ce " désir
de savoir " qui constitue la philosophie. Il ne s'agit pas de mythifier
une " enfance philosophe ", mais de comprendre le sens, que nous qualifions
de philosophique, du questionnement de l'enfant.
Des questions sont donc par les enfants et les élèves à
l'adulte, à l'enseignant, et donc à l'école, adressées.
Sont-elles seulement écoutées, ou considérées comme
" hors sujet ", car " non au programme ", différées
parce qu'ils sont " trop petits ", ou réorientées (par
souci de laïcité ?) vers les familles ? Bref occultées, refoulées
par l'école ?
Où sont-elles entendues ? Et si elles sont entendues, le sont-elles d'abord
psychologiquement (" Mes parents, plus tard, ils vont mourir ? ")
: comme une angoisse à calmer par une sécurisation affective immédiate,
et une réponse bouche-trou de la béance ? Sont-elles entendues
scientifiquement (" Après la mort, on continue à rêver
? ") : comme susceptibles de réponses arrêtées ("
la mort comme électroencéphalogramme plat "), provisoires
certes, mais pour l'instant partagées, et donc satisfaisantes ? Peuvent-elles
être entendues aussi philosophiquement (les deux questions précédentes
ouvrent sur le sens de la mort et de ses conséquences) : comme une énigme
humaine à mettre et remettre rationnellement en chantier, et sans délai,
c'est-à-dire, quand le problème est posé, dans la classe.
L'élève en tant qu'enfant et petit d'homme convoque la philosophie
à l'école. Celle-ci peut-elle se dérober ? Que fait l'école
des questions existentielles des enfants, et quel doit être son rôle
? L'institution philosophique a tranché : on attendra la classe terminale.
Comment se fait-il que les enseignants de philosophie et leurs représentants
ne s'intéressent pas, non pas aux questions des enfants, car elles sont
souvent philosophiques, mais aux enfants qui les posent ? Quel est le sens philosophique,
mais aussi psychologique, sociologique, historique, de cette surdité
à l'enfance qui questionne ? Pourquoi ne voir dans l'enfant que celui
qui répond par l'opinion et le préjugé, et non celui
qui questionne sur le sens ?
A ne pas prendre au mot ses questions, dans leur contenu conceptuel et pas seulement
dans leur affect, à différer scolairement leur prise en compte,
on prive l'enfant d'une culture du questionnement, on condamne l'école
à une culture de la réponse. Et l'on s'étonne alors
qu'en terminale ce soit le professeur qui doive poser à l'élève
les questions philosophiques, comme si c'était ses questions à
lui, et non aussi celle des élèves, alors qu'en primaire ce sont
les élèves, dès qu'on leur laisse un espace de parole et
que l'on écoute, qui posent des questions à l'enseignant
N'est-ce pas l'école, qui en refermant trop tôt la question, n'arrive
plus à la réouvrir ? Qui crée elle-même, comme disent
les didacticiens, le problème de la " dévolution de la question
aux élèves " ? Alors que c'est cette culture du questionnement
qui va structurer pour toute une scolarité un rapport à la fois
positif et non dogmatique au savoir, puisque le savoir n'a de sens que
comme réponse à des questions que l'on se pose 4.
Et si la professionnalité d'un enseignant passait aussi aujourd'hui par
l'écoute philosophique d'une question d'élève -enfant ou
adolescent-, et sa prise en compte dans la classe en tant qu'éducateur,
pour l'aider à grandir ? La question est donc posée aux philosophes,
aux professeurs de philosophie, à l'institution philosophique : comment
assumer à l'école, pédagogiquement et didactiquement, les
questions philosophiques posées par les enfants et les adolescents ?
Et quel statut pour le questionnement philosophique vis-à-vis des élèves
en difficulté ou en échec scolaire, peut-on ajouter, puisque pour
eux le problème du (non) sens de l'école, c'est-à-dire
d'une des occupations principales de leur vie à cet âge, est patent.
DEUX INTERROGATIONS MUTUELLES
Pour nous résumer, deux interrogations mutuelles et symétriques.
- A l'enseignement philosophique français, pour qu'il s'interroge
sur une question qu'il a pour l'instant négativement tranchée
(il peut y avoir aussi des " doxa philosophiques " !) : l'école
doit-elle se saisir des questions philosophiques des élèves,
enfants et adolescents, et mettre en travail réflexif le problème
du sens, dès le début et au cours de leur scolarité ?
Les praticiens, formateurs et chercheurs, qui oeuvrent aujourd'hui à
l'école primaire, au collège et en particulier en SEGPA, en
lycée professionnel
ont eux tranché positivement. Ils
travaillent sur le comment : repérage et analyse des difficultés,
expérimentations de situations, de dispositifs, propositions de pistes
Ils postulent en droit " l'éducabilité philosophique des
enfants ", et le postulant éthiquement pour leur action, se donnent
par là même des moyens concrets de tester ce qui est aussi une
hypothèse (socio-)cognitive. Ils oeuvrent, en l'incarnant dans le système
scolaire, pour l'exercice réel de ce que J. Derrida appelle un "
droit à la philosophie " 5.
Je dirai aussi qu'ils sont dans la logique des " droits de l'enfant ".
Pas seulement l'élève au centre du système éducatif,
selon la loi d'orientation de 1989, mais le droit de la pensée, le
" droit à penser par soi-même " au centre de la vie
scolaire de l'enfant.
Dans son mémoire professionnel à l'IUFM de Montpellier, une
étudiante écrit que pratiquer des discussions philosophiques
à l'école primaire la rapproche de l'enseignant idéal
dont elle rêvait : accompagner des élèves à formuler
et répondre à des questions qu'ils se posent. Une autre maîtresse
de CE1 nous confie : " J'enseigne depuis vingt six ans. Depuis que je
pratique ces discussions, mon regard sur les enfants a changé. Je suis
étonnée par leur " potentiel réflexif ". Au
lieu de purement leur transmettre, on cherche ensemble dans ces moments ".
- Si ces pratiques interrogent la philosophie par leur caractère innovant
par rapport à la tradition de l'enseignement philosophique français,
celui-ci interroge à son tour, et à bon droit, ces pratiques
:
" Vous qui prétendez faire de la philosophie dès l'école
primaire ou avec des élèves en difficulté, êtes-vous
bien certains que c'est de la philosophie que vous faîtes ? Maintenez-vous
les exigences rationnelles de rigueur et d'abstraction qu'exige cette discipline
? ". Cette préoccupation, qui sonne comme une condamnation pour
les détracteurs, peut être un idéal régulateur
fécond pour les praticiens. Une façon de " border "
les expériences.
Car le praticien qui innove est dans l'instituant. Il n'est précisément
pas normé par l'institution. Il " s'autorise à " avant
même d'être " autorisé par ". Pour le meilleur
dans la créativité
et pour le pire du point de vue des
censeurs. Ce flottement normatif est à la fois une chance et un danger,
car la philosophie n'est pas " au programme ", et donc réglementée.
Certains s'en tiennent à l'eau du bain, qui condamnent une innovation
au nom de ses possibles dérives. D'autres -qui font- s'intéressent
au bébé : et de ce tâtonnement sortira sans doute, au
milieu d'errements peut être, des formes inédites du philosopher
à l'école. Ce sont celles-ci que nous espérons dans une
école et une société où le sens fait de plus en
plus problème, individuellement et collectivement.
D'où l'intérêt d'accompagner cette innovation, non par
des règlements, mais par la formation et la recherche. Une formation
à base d'analyse des pratiques : qui se donne des vécus communs
de " communauté de recherche " à observer et travailler
dans les temps de formation et qui reprend dans ces temps toutes les expériences
faites sur le terrain, dans la perspective d'un auto-accompagnement réflexif
de sa pratique. Une formation elle-même en relation avec la recherche,
pour éviter les aspects prescriptifs et normatifs. Et une recherche
action qui tente de formaliser des pratiques, qui propose des hypothèses
à valider, et des voies à expérimenter, qui réfléchit
sur les conséquences de ces pratiques sur l'identité professionnelle
des enseignants débutants ou confirmés.
Nous avons développé pour notre part, à côté
des trente ans d'expériences et de recherches des équipes M.
Lipman dans le monde, et du protocole proposé par le groupe de J. Lévine,
une approche didactique, où les repères essentiels, proposés
pour toute activité philosophique à l'école, s'ordonnent
autour de la mise en uvre de processus de problématisation, de
conceptualisation, d'argumentation 6.
Michel Tozzi - Université Montpellier 3
Notes
(Cliquez sur les
pour revenir au texte)
1
- Groupe de recherche sur l'Enseignement de la Philosophie. Voir, pour l'âge
du philosopher, et les expériences en 6ème et 5ème de J.L.
Nancy et R. Brunet : Qui a peur de la philosophie ?, Flammarion, 1977 ; et Etats
généraux de la philosophie, Flammarion, 1979.
2
- " Je me demande parfois s'il ne faudrait pas, dès l'école
primaire, enseigner en tant que tel l'art de l'argumentation " , L. Ferry
et A. Renaut, Philosopher à 18 ans, Grasset, 1999 p.44.
3
- J.C. Pettier, La philosophie en éducation adaptée : utopie ou
nécessité ?, Strasbourg 2, oct.2000.
4
- " Qu'y a-t-il avant le zéro ? " ou " Quel est le dernier
nombre ? " pose par exemple à la fois les problèmes, mathématiques,
des nombres relatifs ou de l'ensemble des nombres, et ceux, philosophiques,
du commencement et de la fin, de la distinction entre l'infini et l'indéfini
cf. Daniel M.F. et al, Philosopher sur les mathématiques et les
sciences, Le loup de gouttière, Québec, 1996.
5
- Derrida J., Du droit à la philosophie, Galilée, Paris, 1990
et la thèse déjà citée de J.C. Pettier, partie I.
6
- Description de ces processus dans Penser par soi-même, Chronique Sociale,
1994.
Application à la discussion philosophique : L'oral argumentatif en philosophie,
CRDP Languedoc-Roussillon, 1999.
Ecole primaire : " Philosopher à l'école élémentaire
", Pratiques de la philosophie n°7, GFEN, juillet 1999.
Tozzi M. et al, Philosopher à l'école primaire, CRDP Languedoc-Roussillon,
CNDP- Hachette, 2001.
Et pour la recherche : Eléments pour une didactique de l'apprentissage
du philosopher, Thèse d'HDR, Lyon II, 1998.
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